Dop-Sante.net
Dop Santé, site d'échange et d'information sur les conduites dopantes, la santé des sportifs, anonyme et confidentiel

Témoignages

Pelle Svenson

Ancien lutteur suèdois, Champion du monde en 1970

" Je sentis mon énergie décupler deux mois après le début du traitement au testoveron, j'avais rattrapé mon retard sur l'élite mondiale en douze piqûres... "

 

Antoine Vayer

Ancien entraîneur de l'équipe Festina 1996-1998

"  Certains sports se meurent, dont le cyclisme. Mais peu de fédérations peuvent dire qu'elles n'ont pas de problèmes et on ne peut plus dire "On ne savais pas". Les instances du cyclisme seront les fossoyeurs de ce sport si elles ne prennent pas le problème à bras-le-corps. On avait dit que la mort arrêterait peut-être le dopage. Mais non, on va bientôt avoir de nombreux athlètes posthumes... Sur quelles valeurs veut-on que le sport continue ".  Propos recueillis par S. Bordas 20 Minutes, Editions du 22/08/2006.

Il dit, en 2006  " Le sport c'est atteindre ses limites, le dopage les dépasser "

John Gadret

Cycliste professionnel, équipe AG2R

« Travailler, ne pas se détourner du droit chemin, avoir confiance en son environnement médical, savourer tout le bonheur d'être professionnel en acceptant défaites et victoires ».

« Le travail, le travail et encore le travail ! Il n'y a que ça qui paye. Il faut s'accrocher, chercher à s'améliorer sans cesse, se remettre souvent en question et ne jamais se détourner du droit chemin. La qualité principale est la persévérance, on n'est pas professionnel du jour au lendemain, on gravit les échelons petit à petit. Il faut savoir « galérer » pour mieux apprécier ce que l'on a par la suite. Mais c'est tellement beau que ça en vaut le coup !»

Propos recueillis en mai 2008 par le Docteur Patrick Bacquaert, Médecin-Chef de l'IRBMS


Thomas Voeckler

Cycliste professionnel, équipe Bouygues Telecom

"Je suis fataliste..."

 

Jean-Marie Leblanc

Directeur de la société du Tour de France de 1989 à 2006.

Il revient sur sa carrière, son parcours de directeurs du tour, et sur le dopage dans le cyclisme - (10/12/2007)....

 

Juninho

Footballeur et milieu de terrain de l' Olympique Lyonnais

Juninho s'est exprimé dans le journal sportif "So Foot" sur le dopage dans le football. Il estime que les contrôles antidopages sont rares en ligue 1. Selon ses dires, cela permettrait à des joueurs d'en profiter.

"Les joueurs devraient être plus contrôlés. Il devrait y avoir des contrôles tous les week-ends.Parfois c'est vrai, en regardant certains adversaires, j'ai eu des doutes. Plusieurs fois même. Il y a dans leur regard une agressivité qui n'a pas l'air naturelle."
(Samba Foot - 02/10/2006)

Serge Simon

Ancien joueur de rugby à XV français

"La seule fois où je me suis vraiment 'dopé' remonte à 1985. J'avais 17 ans. Je venais d'intégrer l'équipe de Nice. Mes débuts en première division. J'allais enfin me mesurer à mes 'glorieux aînés'. Nous jouions contre Tarbes. Un ancien me proposa un comprimé de Captagon®, une amphétamine très en vogue dans le rugby de l'époque. J'avais tellement à coeur d'honorer mes débuts dans la cour des grands que je n'eus pas un instant d'hésitation." ("Paroles de dopés" . Paris, éd. J.C. Lattès, 2000. 210 p (p 12)]

Christian Prudhomme

Directeur du Tour de France depuis 2005

"On se fait massacrer! Il y a une hystérie médiatique autour du dopage. Je n'ai aucun soucis pour en parler mais on ne peut pas perler que de ça..." (...) "Nous n'avons qu'une obsession, défendre ce monument du sport. A ce titre, c'est bien que, cette année, les contrôles soient diligentés par l'Agence Française de Lutte contre le Dopage (AFLD), un organisme indépendant qui fait son boulot sans être juge partie."   Propos recueillis par C. H., J.-J. E. et D. R. le 04/07/2008.


Jacques Fouroux

Ancien capitaine du XV de France (période 1970-80)

"Mais quand j'étais joueur, je me suis dopé ! Avant d'entrer dans l'arène, je me mettais des cotons de Synthol dans les narines et je prenais deux cachets d'aspirine vitaminée. Au bout d'un moment mon corps n'a plus voulu supporter car, maintenant, je suis allergique à l'aspirine."
(France-Soir, 13/01/2001)

Roger Blachon

Dessinateur humoristique et ancien capitaine du PUC Rugby

"Je me rappelle qu'à la mi-temps, on nous distribuait des pastilles de glucose. Nous les avallions sans nous poser de questions. A posteriori, je me rends compte qu'on aurait pu nous donner n'importe quoi. Nous nous contentions, en guise de drogue, de respirer du Synthol."
(L'Equipe, 30/11/1989).

Richard Virenque

Ancien cycliste professionnel

"On est dans une logique de performance, chacun fait en sorte d'être à la limite de ses possibilités, mais aussi du règlement. En sport automobile, chacun effectue ses réglages à la limites du réglement. "
(L' Equipe magazine 13/01/2001).

Dr Jean-Paul Escande

Pr. de Dermato-vénérologie - Spécialiste de la Méd. du sport

" Puisque ce qui se faisait ne marchait pas, j'ai dit : " Laissons les médecins faire de la médecine, examinons les athlètes et arrêtons de chercher dans les urines des choses qu'on n'y trouve pas". Se contenter des analyses d'urine, c'est comme si un type qui a une bronchite vous envoyait son mouchoir par la poste pour que vous fassiez votre diagnostic ! Mais pendant mes six ans de présidence, on fera mine de ne pas comprendre ce que je dis..."
(Eric Maitrot : "les scandales du sport contaminé".2003)

" Je ne suis pas persuadé que le dopage soit toujours très efficace. Beaucoup d'athlètes courent peut-être de grands dangers pour un résultat en fait nul. L'effet placebo, c'est l'effet que déclenche en vous un produit qui, théoriquement, ne fait rien mais qui, si vous croyez en lui, peut faire énormement. Nous, médecins, nous savons très bien qu'un médicament ne fait jamais d'effet à tous les coups. Un médicament ne marche pas chez tout le monde. "
(l'équipe-27/09/1997)


Dr Patrick Laure

Médecin conseiller de la DRDJSVA de Lorraine

Le docteur Patrick Laure juge qu'un discours sur le seul dopage a peu d'intérêt car il s'adresse uniquement au sportif.

" Or, un gamin de 15 ans, sportif, ca n'est pas son métier. En parlant de dopage, on se focalise sur une liste de produits interdits en oubliant tous les autres. Il est préferable de parler de conduite dopante, c'est-à-dire la consommantion de substances qui permettent d'améliorer la performance, qu'elle soit sportive, scolaire ou autre. En disant au jeune qu'il fait ce qu'il veut mais qu'il doit être responsable de ses actes. "
(La Croix-23/10/2000)

" Un produit de la performance c'est un produit que l'on prend pour réaliser au mieux un projet professionnnel, familial ou sportif. Les conduites dopantes sont un fait social de plus en plus présent ; en ce sens il y a peu de différence entre le dopage sportif et non sportif. "


Alain Djouad-Guibert

Journaliste, ex-président de l'Association contre le dopage

" Les jeunes qui débutent et qui n'ont parfois aucun diplôme sont sous la pression, y compris familliale : "Mon fils, tu as deux ans pour réussir". Et de citer le cas d'une mère de jeune coureur, travaillant à l'hopital, et qui, par ce biais, procurait à sa progéniture des produits interdits. "
(France-Soir-21/07/1998)

Marie-George Buffet

Ministre de la jeunesse et des sports 1997-2002

" Les sportifs sont avant tout des victimes : victimes d'un système qui, pour des raisons commerciales, pousse à un calendrier démentiel. "
(France-Soir-21/07/1998)

" Plus qu'une tricherie, le dopage est un détournement total de sens et de valeurs, au moment ou l'on attend du sport qu'il construise des repères, du lien social, de la solidarité. "
(Le monde-04/08/1998)

Dr Thierry Hermerel

Médecin de l'équipe de France de rugby à XV

" L'usage de la créatine constitue, au moins sur le plan psychologique, un premier pas vers le dopage. Il implique une dépendance vis-à-vis d'un produit qui améliore artificiellement les performances. "
(France-Soir-13/10/1998)

" Absorber 20 g de créatine sous forme concentrée revient à manger 10 kg de viande (...) La créatine a été mise en cause dans les décès de trois lutteurs américains (...) En Grande-Bretagne des cas d'insuffisance rénale à la suite de prise de créatine ont été constatés (...) La créatine peut être produite à partir de farines ou d'abats de provenance animale et cela peut vouloir dire aussi maladie de la vache folle. "
(Sud Radio-12/10/1998)

Fréderic Nordmann

Intervenant au centre Méthadone Monte Cristo

" Il faut savoir que 20% des patients qui fréquentent le centre Méthadone Monte Cristo sont d'anciens sportifs. En répétant à l'infini les mêmes gestes jusqu'à l'anesthésie, en vivant en groupes fermés, codifiés, ritualisés, sous la conduite d'un entraîneur-père, le sport a fonctionné pour eux comme une première drogue dure (...) A l'arrêt de l'activité sportive, comment compenser la sécrétion moindre d'endorphines et l'apparition de la douleur ? Le sport par nature, fabrique plus de perdants que de gagnants, et personne ne prend en charge le désarroi physique et moral de ces gens jeunes qui maîtrisent, néanmoins, parfaitement leur corps. "
(Libération-05/08/1998)

Laurent Dufaux

Ancien coureur cycliste, équipe Festina en 1998

" Je considère cela comme du dopage autorisé. Le taux hématocrite est fixé à 50% ? Alors on fait en sorte de rester sous la limite. "
(l'équipe-28/07/1998)

Jean Michel Faure

" C'est l'espace sportif ou interviennent directeurs sportifs, médecins et sponsors, qui crée les conditions du dopage. (...) L'éthique du sport ne concerne pas seulement celui qui a été pris la main dans le sac, c'est bien l'organisation globale de l'évènement sportif, dans tous ces aspects, qui crée les conditions du délit. "
(Ouest France-19/07/1998)

 

Willy Voet

Ancien soigneur de l'équipe cycliste Festina

" Presque tous les coureurs étaient demandeurs. Disons 80% de l'équipe. Ils ne pouvaient pas faire autrement. C'est le système qui avait décidé à laur place. Leur conscience individuelle était bouffée par la dynamique de groupe. "
(l'Equipe-02/10/1998)

Daniel Bravo

Ancien footballeur

" (A Parme) comme partout, on nous faisait des piqures de vitamines et, pour moi, il n'a jamais été question d'autre chose. Mais il peut y avoir un problème avec les produits que l' on y placait. (...) Les titulaires recevaient systématiquement des piqures chaque jour de match (...). Si tu ne le faisais pas, tu allais contre le club. "
(l'équipe et France-soir-03/10/98)