Témoignages

Réactions de sportifs, de professionnels du sport et de la santé sur la question du dopage et des conduites dopantes...

Voici une succession de témoignages de sportifs, d'anciens sportifs, de professionnels de la santé et du sport, de politiques... Ils ont tous un avis sur la question du dopage dans le sport et des conduites dopantes, de par leur propre expérience ou leur rôle au sein du milieu sportif.

Si vous souhaitez réagir sur le sujet du dopage, des conduites dopantes, ou sur le thème du sport et son environnement :
 

 

  

 REAGISSEZ A CES TEMOIGNAGES

 

  • Michel D'Hooghe

(Président du comité médical de la FIFA)

La FIFA : un exemple de la lutte antidopage ?

En marge de la conférence médicale organisée par la FIFA à Zürich, le président du comité médical de la FIFA, Michel D'Hooghe, ne voit pas le dopage comme un problème dans le football : "Ce n'est pas que ne voulons pas parler du dopage, mais les statistiques sont excellentes. En excluant Maradona du Mondial 1994, nous avons donné l'exemple."
En revanche, la FIFA a été l'une des dernières fédérations internationales à ratifier le Code mondial antidopage et s'oppose toujours à la localisation des athlètes voulue par l'agence mondiale antidopage.
Source : Le Temps

 


 

 

  • Bruny Surin

« Le sport est gangrené par le dopage ». C'est ce qu'affirme Bruny Surin dans sa biographie Le lion tranquille qu'il lancera mercredi prochain. L'ex-athlète olympique prétend que la drogue est partout dans le monde du sport, y compris dans les vestiaires des géants du hockey. Bruny Surin croit que le problème du dopage ne pourra jamais véritablement être enrayé. Malgré tout, le sprinteur dit qu'il ne s'est jamais dopé, même s'il s'est fait offrir des pilules lors d'un entraînement en 1996. Bruny Surin aurait refusé de se doper à plusieurs reprises pour garder la tête haute. Site : canoë  le 26/09/2009

 

 

  • Bob HAzelton

Boxeur américain pendant les années 1970 

Ce boxeur américain s'est nourri pendant des années aux anabolisants. De très graves problèmes d'artérite lui ont valu d'être amputé d'une jambe. Puis de l'autre.

" Puis, quand je suis rentré aux Etats-Unis, mon entraîneur m'a proposé de prendre des pilules pour gagner du poids. Il m'a dit qu'il s'agissait de vitamines très fortes."  " A ce moment-là, oui. Je ne savais rien des stéroides. Et j'étais très jeune. Je lui faisais confiance. Les adultes peuvent faire croire n'importe quoi à des gosses. Et évidemment, moi, je pensais avant tout à ma carrière." " J'ai pris 14 kilos de muscle d'un seul coup. Je suis alors entré dans la plus belle période de ma carrière, avec quatorze victoires d'affilée par KO ; notamment en 1978, j'ai mis fin à la carrière de l'ex-champion du monde des mi-lourds, Bob Foster. Mais tous ces succès, je les dois aux stéroides. Aujourd'hui, évidemment, je me dis qu'il aurait mieux valu que je reste un boxeur médiocre mais que je puisse marcher sur mes deux jambes."

Propos recueillis par Gilles Goetghebuer
 

 

  •  Jérôme ROTHEN

Footballeur du PSG réagit aux nouvelles règlementations de l'AMA

" Je suis prêt à accepter toute forme de mesure, je pense que le foot n'est pas trop touché par le dopage, il y a des sports qui sont plus touchés que nous "  " Mais bon, si pour montrer patte blanche il faut se faire contrôler même en vacances, y'a pas de prolème j'irai faire pipi en vacances ". 

 

  • Gene TUNNEY

Champion du Monde de boxe 1926-1928*

" Pendant mon entraînement (...) je jouai de malheur. Je me fendis l'arcade sourcilière et me blessai les deux mains. Mon coude gauche, qui me faisait souffrir de temps en temps, me gênait considérablement. Le Dr Robert J. Shéa, un de mes bons amis, qui me soigna pendant mon entraînement, pensa qu'une injection hypodermique de chlorure d'adrénaline, faite au-dessus de l'oeil gauche, arrêterait le sang au cas où ma blessure s'ouvrirait. (...)

Dès les premiers échanges, une double fracture du nez me fit saigner sans interruption. Peu avant la fin du premier round, mon arcade sourcilière gauche se fendit sur une longueur de quatre pouces. Je suis convaincu que la solution d'adrénaline qu'on m'avait injectée avait tellement ramolli les tissus que le premier coup que je reçus m'entama la chair jusqu'à l'os.

Au troisième round, une autre entaille au-dessus de l'oeil droit me voila le regard d'un nuage rouge (...). Mes assistants étaient incapables d'arrêter l'hémorragie de mon artère sourcilière gauche dont l'artère avait été sectionnée et de faire cesser mon saignement de nez. Doc Bagley qui était mon principal assistant, essayait vainement de faire cesser ce saignement de nez en versant sur sa main de l'adrénaline qu'il me faisait respirer. La même opération se répéta après,chaque round. L'adrénaline, au lieu de ressortir par le nez, me coulait dans l'estomac, mêlée à du sang (...) "

Duel dont Gene sort vaincu. 

Extrait de : Tunney G. La vie est un combat. La Nouvelle Revue Critique, Paris, 1934, 252 (128-130, 132)

 

  •  Christophe Basson

Cycliste pro. 1996-2001 (Force Sud, Festina, FDJ)

" J'avais repéré, chaque soir d'étape, une odeur qui me saisissait lorsque je rentrais dans la chambre du masseur. Je n'avais d'abord osé me renseigner sur son origine, par timidité, par peur du ridicule, par prudence aussi. Je pénétrais un monde que je savais rempli de non-dits. (...) La question me taraudait pourtant, aussi obsédante que ce parfum lourd qui flottait dans l'air. Un soir, couché sur la table de massage, je me suis lancé. J'ai adopté un ton badin : "- ça sent un drôle de truc ici. Ca vient d'où?" 

L'homme m'a répondu sans aucune gêne qu'il s'agissait des effluves du Bécozyme (Vitamines B1, B2, B5, B6 PP). Il m'a expliqué que ce complexe vitaminé, injecté par intraveineuse, avait des effets roboratifs immédiats. Il m'a également parlé des Baxter, ces poches relayées à des perfusions que les adeptes se fichaient dans le bras après l'effort. (...) Le soigneur m'a aussi enseigné une leçon de choses cycliste, tout en me triturant les muscles. "- Tu veux essayer le Bécozyme?" La question m'a surpris..."- Il faut que je réfléchisse" Ai-je répondu  "Je verrai".

J'ai tourné et retourné la proposition toute la soirée. Aucun règlement ne s'opposait à de telles injections. J'étais moulu de fatigue après une dure journée montagnarde, passée à remâcher mon impuissance dans un "gruppetto". Le lendemain, je me retrouvais à souquer de nouveau dans un de ces radeaux de sauvetage, loin de ma tête et de mes rêves. J'étais exténué et démoralisé sur la ligne. Le soigneur ne m'a pas rappelé son offre. Cette pudeur m'a évité d'avoir à la repousser formellement. L'aurais-je fait? "

Extrait de : Basson C. Positif. Stock, Paris, 2000. 260 (65-66)

 

  • Jerome Chiotti

Ancien coureur cycliste de VTT
 

"D'interminables buffets nous attendaient aux heures des repas. Ca tombait bien : j'étais affâmé comme jamais. Je dévorais tout ce qui me tombait sous la main et je restais pourtant affûté comme une trique. Le regard des autres convives, qui me voyait finir toutes les assiettes, m'alerta. Heures de repas ou non, cochonneries ou pas, j'avalais toute la sainte journée. J'ai appris par la suite que l'hormone de croissance stimulait l'appétit. Cette propriété ne m'avait jamais effleuré l'esprit." 

"J'étais arrivé blindé en Australie. J'avais entamé ma préparation médicale aussitôt après le Tour VTT. Pratiquement un mois à me bourrer de tout ce que proposait le marché. Compte à rebours :

 "J" moins quatre semaines : injection d'EPO (de l'Eprex 2000), trois jours par semaine. Les deux premières par intraveineuse pour accélerer le mouvement et ainsi m'entraîner plus fort et plus longtemps. Pour le début de cette cure, Eric Rijckaert m'avait recommandé de procéder lentement, pour éviter de perdre connaissance. Il avait insisté : au moins cinq minutes pour m'inoculer les 2 millilitres de l'ampoule. A l'EPO, j'ajoutai une injection hebdomadaire de fer et de vitamines B12, mais aussi une ampoule de 2 millilitres de Prefolic injectable en intraveineuse, l'EPO "bouffant" l'acide folique naturellement produit par l'organisme. 

"J" moins trois semaines : toujours mes injections de fer, de B12, de Prefolic et d'EPO, ces dernières en sous-cutané dans le ventre, avec les mêmes fréquences. Je commençais en outre ma cure d'hormones de croissance, deux unités qutodiennes sur huit jours injectées en intramusculaire.

  "J" moins deux semaines : EPO, fer, Prefolic et B12 sur les mêmes bases. J'y associais un traitement plus lourd : testostérone par voie orale les quatre pemiers jours de la semaine, à raison de quatre gélules de Pantestone (...)

CHIOTTI Jérôme De mon plein gré! Calmann Levy  2001  229p

 http://www.active.com/Assets/Cycling/a2+migration/a2+temp/nts_cycling/0426_epoboy2.jpg

 

  • Pelle Svenson

Ancien lutteur suèdois, Champion du monde en 1970

" Je sentis mon énergie décupler deux mois après le début du traitement au testoveron, j'avais rattrapé mon retard sur l'élite mondiale en douze piqûres... "

 

  •  Erwann Menthéour

Cycliste professionnel jusqu'en 1997

"A Monein, j'ai fait des pieds et des mains auprès des autres concurrents pour trouver quelque chose, mais Alain fut le plus rapide. Il s'est procuré deux Centra... qu'il a ingurgité aussitôt! A une demi-heure du départ, je commençais à désespérer, quand mon ami wallon arriva enfin avec la spécialité de son beau pays : le pot belge. La bombe atomique du dopage. Il s'agit d'un mélange d'une dizaine de produits : amphétamines, cocaïne, héroïne, antalgiques... parfois coupés avec des vaso-dilatateurs, des corticoïdes ou des dérivés opiacés, morfine comprise! Efficacité garantie."

"Le consommateurs est très vite accro. Comme pour la drogue, un véritable marché s'est mis en place. Pour appâter le client, le dealer fait des petits cadeaux. Puis le coureur qui revend prend sa commission. Soit en nature : il se sert dans le pot et remplace par un autre produit. Soit en cash, et le prix monte au fur et à mesure que les intermédiaires se multiplient. La dose démarre entre cinq et neuf cents francs et peut monter jusqu'à deux mille cinq cents francs."

"Quand on commence à prendre de l'EPO, on a l'impression que les reins sont deux ballons gonflables remplis d'eau qui ballottent joyeusement dans le bas du dos. On ressent des douleurs aux articulations et des troubles de la vue. Au Tour de Suisse, quand mon taux d'hématocrite est monté à 60%, j'avais des migraines atroces. A certains moments, on est carrément dans un état second. Au Tour du Trentin, un de mes coéquipiers français a failli mourir pendant la nuit. Le sang n'oxygénait plus les poumons et il était en train d'étouffer (...). Aux début de l'EPO, certains athlètes étaient obligés de se lever la nuit et de faire des pompes pour maintenir leur activité cardiaque à un niveau suffisamment élevé."
 

MENTHEOUR Erwann Secret défonce  Ma vérité sur le dopage  JC Lattès 1999 190p

 http://www.sportpro.it/doping/libri/mentheour.jpg

  • Antoine Vayer

Ancien entraîneur de l'équipe Festina 1996-1998

"Certains sports se meurent, dont le cyclisme. Mais peu de fédérations peuvent dire qu'elles n'ont pas de problèmes et on ne peut plus dire "On ne savais pas". Les instances du cyclisme seront les fossoyeurs de ce sport si elles ne prennent pas le problème à bras-le-corps. On avait dit que la mort arrêterait peut-être le dopage. Mais non, on va bientôt avoir de nombreux athlètes posthumes... Sur quelles valeurs veut-on que le sport continue ".Propos recueillis par S. Bordas 20 Minutes, Editions du 22/08/2006.

Il dit, en 2006  " Le sport c'est atteindre ses limites, le dopage les dépasser "

 

 

  • John Gadret

Cycliste professionnel, équipe AG2R

« Travailler, ne pas se détourner du droit chemin, avoir confiance en son environnement médical, savourer tout le bonheur d'être professionnel en acceptant défaites et victoires ».

« Le travail, le travail et encore le travail ! Il n'y a que ça qui paye. Il faut s'accrocher, chercher à s'améliorer sans cesse, se remettre souvent en question et ne jamais se détourner du droit chemin. La qualité principale est la persévérance, on n'est pas professionnel du jour au lendemain, on gravit les échelons petit à petit. Il faut savoir « galérer » pour mieux apprécier ce que l'on a par la suite. Mais c'est tellement beau que ça en vaut le coup !»

(Propos recueillis en mai 2008 par le Docteur Patrick Bacquaert, Médecin-Chef de l'IRBMS)


 

  • Thomas Voeckler

Cycliste professionnel, équipe Bouygues Telecom

"Je suis fataliste..."

 

 

  • Philippe Gaumont

Ancien coureur cycliste français  

«Je les (NdlR: David Millar et d'autres coureurs anglophones de Cofidis) ai vus complètement défoncés. Ils avaient snifé des rails de poudre, obtenue en mélangeant des somnifères (du Stilnox) et des comprimés d'éphédrine (...). Ils s'amusaient à passer d'une chambre à l'autre, par le balcon, au huitième étage...»«Je crois que Vezzani (un médecin italien engagé par Cofidis) est arrivé en mai 1998. Nous étions en pleine préparation pour le Tour de France et il s'est occupé des coureurs qui allaient le disputer. Il y avait, entre autres, Julich, Livingstone, Rinero, Desbiens et moi. Depuis l'Italie, il nous envoyait en colis express de l'EPO et des hormones de croissance, emballés dans des packs de glace... Nous recevions les produits (...), accompagnés d'un protocole.»«Jo Planckaert m'a clairement déconseillé de me procurer de l'oxyglobine (NdlR: hémoglobine de synthèse, à usage vétérinaire) au printemps 2003, en me racontant qu'il en avait pris quelques semaines avant pour Paris-Roubaix. (...) pendant que Jean-Jacques (Menuet, le médecin de Cofidis) me faisait la perfusion, j'avais la trouille en me disant que c'était un truc pour les animaux. Pendant toute la course, j'ai eu mal au ventre», lui aurait dit Planckaert.
 

«J'ai ingurgité tout ce qu'il (un médecin) me donnait sans poser de questions. J'avalais tout ce qui était susceptible de me faire avancer plus vite. A aucun moment, en dix ans, je n'ai imaginé qu'on pouvait faire du vélo autrement.» «Pendant l'hiver ( 94-95), je m'allumais au pot belge. J'ai demandé aux anciens, si ça n'allait pas me griller... mais ils me rassuraient. (...) plus tard, j'ai commencé à prendre des amphétamines pour disputer la tournée des critériums (...) puis pour aller à l'entraînement. L'engrenage était terrible.» «Beaucoup de coureurs n'avaient plus de limites et abusaient dangereusement du produit (l'EPO). (...) En 1995, un des leaders de l'équipe Castorama avait failli mourir sur le Tour d'Italie. Son sang ressemblait à de la bouillie et un des soigneurs avait carrément dû le saigner...»«Ils (les coureurs étrangers de Cofidis en 1997) n'utilisaient des produits interdits que pour améliorer leur performances. Nous, Français, non seulement on se dopait, mais en plus, on se défonçait régulièrement à coups d'amphétamines et de pot belge...»
 

GAUMONT Philippe  Prisonnier du dopage  Grasset et Fasquelle

 

  • Jean-Marie Leblanc

Directeur de la société du Tour de France de 1989 à 2006.

Il revient sur sa carrière, son parcours de directeurs du tour, et sur le dopage dans le cyclisme - (10/12/2007)....

 

 

  • Juninho

Footballeur et milieu de terrain de l' Olympique Lyonnais

Juninho s'est exprimé dans le journal sportif "So Foot" sur le dopage dans le football. Il estime que les contrôles antidopages sont rares en ligue 1. Selon ses dires, cela permettrait à des joueurs d'en profiter.

"Les joueurs devraient être plus contrôlés. Il devrait y avoir des contrôles tous les week-ends.Parfois c'est vrai, en regardant certains adversaires, j'ai eu des doutes. Plusieurs fois même. Il y a dans leur regard une agressivité qui n'a pas l'air naturelle."
(Samba Foot - 02/10/2006)

 

 

  • Serge Simon

Ancien joueur de rugby à XV français

"La seule fois où je me suis vraiment 'dopé' remonte à 1985. J'avais 17 ans. Je venais d'intégrer l'équipe de Nice. Mes débuts en première division. J'allais enfin me mesurer à mes 'glorieux aînés'. Nous jouions contre Tarbes. Un ancien me proposa un comprimé de Captagon®, une amphétamine très en vogue dans le rugby de l'époque. J'avais tellement à coeur d'honorer mes débuts dans la cour des grands que je n'eus pas un instant d'hésitation." ("Paroles de dopés" . Paris, éd. J.C. Lattès, 2000. 210 p (p 12)]

 

 

  • Christian Prudhomme

Directeur du Tour de France depuis 2005

"On se fait massacrer! Il y a une hystérie médiatique autour du dopage. Je n'ai aucun soucis pour en parler mais on ne peut pas perler que de ça..." (...) "Nous n'avons qu'une obsession, défendre ce monument du sport. A ce titre, c'est bien que, cette année, les contrôles soient diligentés par l'Agence Française de Lutte contre le Dopage (AFLD), un organisme indépendant qui fait son boulot sans être juge partie." Propos recueillis par C. H., J.-J. E. et D. R. le 04/07/2008.


  • Jacques Fouroux

Ancien capitaine du XV de France (période 1970-80)

"Mais quand j'étais joueur, je me suis dopé ! Avant d'entrer dans l'arène, je me mettais des cotons de Synthol dans les narines et je prenais deux cachets d'aspirine vitaminée. Au bout d'un moment mon corps n'a plus voulu supporter car, maintenant, je suis allergique à l'aspirine."
(France-Soir, 13/01/2001)

  

  • Roger Blachon

Dessinateur humoristique et ancien capitaine du PUC Rugby

"Je me rappelle qu'à la mi-temps, on nous distribuait des pastilles de glucose. Nous les avallions sans nous poser de questions. A posteriori, je me rends compte qu'on aurait pu nous donner n'importe quoi. Nous nous contentions, en guise de drogue, de respirer du Synthol."
(L'Equipe, 30/11/1989).

 

 

  • Richard Virenque

Ancien cycliste professionnel

"On est dans une logique de performance, chacun fait en sorte d'être à la limite de ses possibilités, mais aussi du règlement. En sport automobile, chacun effectue ses réglages à la limites du réglement. "
(L' Equipe magazine 13/01/2001).

 

 

  • Dr Jean-Paul Escande

Pr. de Dermato-vénérologie - Spécialiste de la Méd. du sport

" Puisque ce qui se faisait ne marchait pas, j'ai dit : " Laissons les médecins faire de la médecine, examinons les athlètes et arrêtons de chercher dans les urines des choses qu'on n'y trouve pas". Se contenter des analyses d'urine, c'est comme si un type qui a une bronchite vous envoyait son mouchoir par la poste pour que vous fassiez votre diagnostic ! Mais pendant mes six ans de présidence, on fera mine de ne pas comprendre ce que je dis..."
(Eric Maitrot : "les scandales du sport contaminé".2003)

" Je ne suis pas persuadé que le dopage soit toujours très efficace. Beaucoup d'athlètes courent peut-être de grands dangers pour un résultat en fait nul. L'effet placebo, c'est l'effet que déclenche en vous un produit qui, théoriquement, ne fait rien mais qui, si vous croyez en lui, peut faire énormement. Nous, médecins, nous savons très bien qu'un médicament ne fait jamais d'effet à tous les coups. Un médicament ne marche pas chez tout le monde. "
(l'équipe-27/09/1997)


 

  • Dr Patrick Laure

Médecin conseiller de la DRDJSVA de Lorraine

Le docteur Patrick Laure juge qu'un discours sur le seul dopage a peu d'intérêt car il s'adresse uniquement au sportif.

" Or, un gamin de 15 ans, sportif, ca n'est pas son métier. En parlant de dopage, on se focalise sur une liste de produits interdits en oubliant tous les autres. Il est préferable de parler de conduite dopante, c'est-à-dire la consommantion de substances qui permettent d'améliorer la performance, qu'elle soit sportive, scolaire ou autre. En disant au jeune qu'il fait ce qu'il veut mais qu'il doit être responsable de ses actes. "
(La Croix-23/10/2000)

" Un produit de la performance c'est un produit que l'on prend pour réaliser au mieux un projet professionnnel, familial ou sportif. Les conduites dopantes sont un fait social de plus en plus présent ; en ce sens il y a peu de différence entre le dopage sportif et non sportif. "

 

 


 

  • Alain Djouad-Guibert

Journaliste, ex-président de l'Association contre le dopage

" Les jeunes qui débutent et qui n'ont parfois aucun diplôme sont sous la pression, y compris familliale : "Mon fils, tu as deux ans pour réussir". Et de citer le cas d'une mère de jeune coureur, travaillant à l'hopital, et qui, par ce biais, procurait à sa progéniture des produits interdits. "
(France-Soir-21/07/1998)

 

 

  • Marie-George Buffet

Ministre de la jeunesse et des sports 1997-2002

" Les sportifs sont avant tout des victimes : victimes d'un système qui, pour des raisons commerciales, pousse à un calendrier démentiel. "
(France-Soir-21/07/1998)

" Plus qu'une tricherie, le dopage est un détournement total de sens et de valeurs, au moment ou l'on attend du sport qu'il construise des repères, du lien social, de la solidarité. "
(Le monde-04/08/1998) 

 

 

  • Dr Thierry Hermerel

Médecin de l'équipe de France de rugby à XV

" L'usage de la créatine constitue, au moins sur le plan psychologique, un premier pas vers le dopage. Il implique une dépendance vis-à-vis d'un produit qui améliore artificiellement les performances. "
(France-Soir-13/10/1998)

" Absorber 20 g de créatine sous forme concentrée revient à manger 10 kg de viande (...) La créatine a été mise en cause dans les décès de trois lutteurs américains (...) En Grande-Bretagne des cas d'insuffisance rénale à la suite de prise de créatine ont été constatés (...) La créatine peut être produite à partir de farines ou d'abats de provenance animale et cela peut vouloir dire aussi maladie de la vache folle. "
(Sud Radio-12/10/1998) 

 

 

  • Fréderic Nordmann

Intervenant au centre Méthadone Monte Cristo

" Il faut savoir que 20% des patients qui fréquentent le centre Méthadone Monte Cristo sont d'anciens sportifs. En répétant à l'infini les mêmes gestes jusqu'à l'anesthésie, en vivant en groupes fermés, codifiés, ritualisés, sous la conduite d'un entraîneur-père, le sport a fonctionné pour eux comme une première drogue dure (...) A l'arrêt de l'activité sportive, comment compenser la sécrétion moindre d'endorphines et l'apparition de la douleur ? Le sport par nature, fabrique plus de perdants que de gagnants, et personne ne prend en charge le désarroi physique et moral de ces gens jeunes qui maîtrisent, néanmoins, parfaitement leur corps. "
(Libération-05/08/1998) 

 

  • Laurent Dufaux

Ancien coureur cycliste, équipe Festina en 1998

" Je considère cela comme du dopage autorisé. Le taux hématocrite est fixé à 50% ? Alors on fait en sorte de rester sous la limite. "
(l'équipe-28/07/1998) 

 

 

  • Jean Michel Faure

Docteur ès Lettres et Sciences Humaines

" C'est l'espace sportif ou interviennent directeurs sportifs, médecins et sponsors, qui crée les conditions du dopage. (...) L'éthique du sport ne concerne pas seulement celui qui a été pris la main dans le sac, c'est bien l'organisation globale de l'évènement sportif, dans tous ces aspects, qui crée les conditions du délit. "
(Ouest France-19/07/1998) 

 

  • Willy Voet

Ancien soigneur de l'équipe cycliste Festina

" Presque tous les coureurs étaient demandeurs. Disons 80% de l'équipe. Ils ne pouvaient pas faire autrement. C'est le système qui avait décidé à laur place. Leur conscience individuelle était bouffée par la dynamique de groupe. "
(l'Equipe-02/10/1998)

 

 

  • Daniel Bravo

Ancien footballeur

" (A Parme) comme partout, on nous faisait des piqures de vitamines et, pour moi, il n'a jamais été question d'autre chose. Mais il peut y avoir un problème avec les produits que l' on y placait. (...) Les titulaires recevaient systématiquement des piqures chaque jour de match (...). Si tu ne le faisais pas, tu allais contre le club. "
(l'équipe et France-soir-03/10/98)

 
 

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De Mondenard Jean-Pierre; Extrait du Dictionnaire du dopage, Substances, Procédés, Conduites, Dangers
 

 

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Document Date Détails Type
"Je ne peux pas faire de trêve..." 27/02/12

Article sur l'addiction au sport ( pages 11 à 14)

 
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Article paru dans 'Toute la natation" 15/12/10

"C'est plus du sport"

 
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