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Substances et procédés interdits

La liste des substances et procédés interdits

Substances et méthodes interdites en compétition :

S6- Stimulants 
S7- Narcotiques 
S8- Cannabinoïdes 
S9- Glucocorticoïdes 

Substances et méthodes interdites en et hors compétition :

S1- Agents anabolisants 
S2- Hormones et substances apparentées  
S3- Bêta-2 agonistes  
S4- Antagonistes et modulateurs hormonaux                                                                                                            S5- Diurétiques et autres agents masquants 
M1- Amélioration du tranfert d'oxygène  
M2- Manipulation chimique et physique  
M3- Dopage génétique

Substances interdites dans certains sports :

P1- Alcool 
P2- Béta-bloquants

 

A propos de quelques substances dopantes...leurs risques

Voici quelques éléments concernant les principales substances interdites. Il ne semble pas nécessaire de s'étendre sur le caractère illicite et dangereux de leur utilisation (voir liste des interdictions), néanmoins, les risques connus aujourd'hui augurent très certainement les dangers de demain (voire les catastrophes...), car nul ne peut connaître les effets à long terme de telles pratiques sur la santé, de surcroît lorsqu'il y a polyconsommation.

Les stimulants  :

Ils sont interdits en compétition et comprennent les amphétamines, la cocaïne, le modafinil, les dérivés éphédrinés*, les bêta-sympathico-mimétiques ainsi que les substances apparentées par leur structure chimique ou leurs effets biologiques.

Ils agissent sur le système nerveux central et favorisent l'état de vigilance. Ces substances accroissent la concentration, l'attention, la confiance en soi et diminuent artificiellement la sensation de fatigue.

  •  LES RISQUES : Hypertension artérielle ; trouble du rythme cardiaque ; modification du psychisme ; effet d'accoutumance et de dépendance ; état de grande excitation ; agressivité...

Les agents anabolisants  :

Ils sont interdits en et hors compétition. Leur utilisation dans le cadre d'une conduite dopante vise à développer la masse musculaire (effet anabolisant), mais également à augmenter la force, la vitesse et la puissance. Ils sont utilisés également pour améliorer l'endurance et la résistance aux charges d'entraînement. Enfin, ils contribuent à un renfort de la volonté et agissent au niveau de la sensation de bien être. 

  •  LES RISQUES : Atrophie des testicules ; lésions de la prostate ; impuissance (pour les hommes) développement de la pilosité ; perturbation des cycles menstruels (pour les femmes) ; infertilité ; arrêt de la croissance ; cancer du foie ; rupture tendineuse ; déchirure musculaire ; troubles du comportement ; agressivité.  

 Il existe trois catégories d'agents anabolisants :

  1. Les stéroïdes anabolisants androgènes exogènes  : ne pouvant être produits naturellement par l'organisme humain (ex  : nandrolone).
  2. Les stéroïdes anabolisants androgènes endogènes  : pouvant être produits naturellement par l'organisme humain (ex : le testostérone).
  3. Autres substances possédant une structure chimique similaire ou un des effets biologiques identiques

Les hormones et substances apparentées  :

Elles sont difficilement détectables car fabriquées par l'organisme (voie endogène), et de ce fait, il est difficile de déterminer les quantités de substances provenant de la prise de produits de synthèse (voie exogène).

Quelques exemples :

·Hormones de Croissance (HGH) : responsable de la croissance du squelette, des organes et des muscles. Elle est utilisée dans le cadre hospitalier pour vaincre le nanisme notamment. Pour certains, à usage répété, elle permettrait indirectement une augmentation de la masse musculaire. Il en résulte une amélioration de la force et de la vitesse de contraction musculaire.

  •  LES RISQUES : Croissance anormale des organes ; hypertrophie osseuse ; déformation irréversible des os plats (faciès chevalin) ; hypertension et insuffisance cardiaque ; diabète ; maladie de Creutzfeldt Jacob...

·Erythropoïétine (EPO) : l'EPO est produite au niveau du rein et sa sécrétion stimule, dans la moelle osseuse, la production et la maturation des globules rouges. Elle corrige les anémies sévères, notamment chez les insuffisants rénaux. La prise d'EPO améliore le transport de l'oxygène en direction des muscles, ce qui permet l'augmentation de la durée d'entraînement en repoussant dans le temps la sensation de fatigue. Cela permet également d'augmenter la VO2max, soit l'aptitude de l'organisme à utiliser de l'oxygène au cours de l'effort. La prise d'EPO à pour effet une augmentation du taux d'hématocrite, paramètre nécessaire mais pas suffisant pour certifier un cas de dopage.

  •  LES RISQUES : Obstruction des vaisseaux sanguins (due à l'augmentation de la viscosité du sang et à la diminution de la fluidité sanguine) ; arrêts cardiaques pouvant entraîner la mort.

Les bêta-2 agonistes  :

Les Bêta-2 agonistes comme le salbutamol ou le clembutérol (usage vétérinaire) agissent en stimulant les récepteurs bêta du système sympathique, provoquant une augmentation de la fréquence cardiaque et un relâchement des muscles bronchiques et utérins. Ils sont également utilisés pour leur vertu anabolisante (à des doses très supérieures aux doses thérapeutiques).

  •  LES RISQUES : Troubles du comportement ; agressivité ; ruptures tendineuses ; déchirures musculaires ; cancer du foie et certaines pathologies cardiaques.

Les diurétiques et autres produits masquants  :

Les diurétiques sont des médicaments favorisant l'excrétion rénale d'ions tels que sodium, potasium... Les produits masquants accélèrent ou retardent l'élimination de substances interdites, par exemple les anabolisants, et permettent ainsi d'avoir des contrôles "faussement négatifs". Ils peuvent également modifier les paramètres hématologiques.

  •  LES RISQUES : Déshydratation, les problèmes rénaux, les troubles du rythme cardiaque et l'hyperglycémie.

Les narcotiques  :

Les narcotiques comprennent les opiacés et les analgésiques de synthèse. Sont extraits des opiacés (dérivés de l'opium) : la morphine, l'héroïne ou la méthadone. Ces produits provoquent un relâchement musculaire et une diminution de la sensibilité. Ils sont consommés dans le but de repousser le seuil d'apparition de la douleur. La codéïne (autre dérivé de l'opium) et ses dérivés sont autorisés ce qui peut poser problème lors de certains contrôles. Dans l'organisme, les métabolites de la codéine sont les mêmes que ceux de la morphine.

  •  LES RISQUES :  Troubles du comportement, excitation et agressivité ; accoutumance et dépendance ; dépression respiratoire ; diminution de la concentration et de la capacité de coordination.

Le cannabis (marijuana, résine...) :

Le cannabis est inscrit sur la liste des produits interdits en France, et il est maintenu par l'AMA dans le cadre des contrôles "en compétition". Les effets de la consommation cannabique sont variables : légère euphorie accompagnée d'une envie spontanée de rire, légère somnolence. A dose répétée, elle entraîne un désintérêt, une démotivation, une diminution de l'attention et de la concentration. Certaines tâches deviennent difficiles, la perception du temps est perturbée ainsi que la perception visuelle et la mémoire immédiate (ou mémoire de travail). Une consommation régulière entraînera une dépendance psychique. La toxicité du cannabis dépendra beaucoup de la concentration en Delta-9-tétrahydrocannabinol (THC) que l'on sait variable en fonction de l'origine du produit. Cette substance reste parmi les plus fréquemment détectées lors des contrôles antidopage.

Elle constitue un grand danger de contrôle positif en raison de sa période d'élimination très longue de l'organisme (plusieurs semaines). Le cannabis est considéré comme un dopant dans la mesure où c'est un myorelaxant et un anti-douleur. Certains sportifs l'utiliseraient aussi pour lutter contre le stress et l'anxiété avant, pendant et après la compétition, pour augmenter diverses facultés de perception sensorielle.

  •  LES RISQUES : Troubles de la mémoire ; baisse de la vigilance ; perte de la capacité d'apprentissage ; accoutumance voire dépendance ; effets pulmonaires ; accroissement de la sensibilité de l'organisme aux maladies infectieuses ; problèmes vasculaires graves. 

Les glucocorticoïdes  :

La cortisone est une hormone normalement produite par la partie externe des glandes surrénales (corticosurrénales). Avec l'hydrocortisone (cortisol) dont elle dérive, elle fait partie de la classe des glucocorticoïdes utilisés pour leurs effets anti-inflammatoires, anti-allergiques et euphorisants. Leur utilisation dans la pratique sportive repose sur son action antalgique due à l'effet anti-inflammatoire qui soulage la douleur. Ils entraînent également un effet euphorisant provoquant la surexcitation, ils stimulent la volonté et reculent le seuil de perception de la fatigue au cours de l'effort.

  •  LES RISQUES : Fragilisation des tendons et des muscles (avec risque de rupture et de claquage) ; fragilisation des os (fuite de calcium) : risque de fracture de fatigue ; diminution des défenses immunitaires avec des risques d'infections diverses ; rétention d'eau et de sodium avec risques d'oedème ; troubles psychiques et agressivité.

L' alcool (éthanol)  :

L'alcool est interdit en compétition seulement dans un certain nombre de sports qu'il faut connaître, avec un seuil de violation propre à la discipline concernée. Le seuil de violation est indiqué entre parenthèses. Si aucune valeur n'est indiquée, la présence de la moindre quantité d'alcool constituera une violation des règles antidopage. Sports concérnés : Aéronautique (FAI) (0.20 g/l), Automobile (FIA) (0.10 g/l), Billard (WCBS) (0.20 g/l), Boules (CMSB)(0.10 g/l), Karaté (WKF) (0.10 g/l), Motocyclisme (FIM) (0.00 g/l), Pentathlon moderne (UIPM) (0.10 g/l) pour les épreuves comprenant du tir, Ski (FIS) (0.10 g/l), Tir à l'arc (FITA) (0.10 g/l).

  •  LES RISQUES : Dépression du système nerveux central ; accoutumance et dépendance ; détérioration des facultés psychomotrices.

Les bêta-bloquants  :

Les bêta-bloquants sont des médicaments qui régulent et ralentissent le rythme cardiaque. Ils sont utilisés dans certains sports comme anti-stress. Ils limitent aussi les tremblements des extrémités. À moins d'indication contraire, les bêta-bloquants sont interdits en compétition seulement, dans les sports suivants : Aéronautique (FAI), Automobile (FIA), Billard (WCBS), Bobsleigh (FIBT), Boules (CMSB), Bridge (FMB), Curling (WCF), Echecs (FIDE), Gymnastique (FIG), Lutte (FILA), Motocyclisme (FIM), Natation (FINA) en plongeon et nage synchronisée, Pentathlon moderne (UIPM) pour les épreuves comprenant du tir, Quilles (FIQ), Ski (FIS) pour le saut à skis et le snowboard free style, Tir (ISSF) (aussi interdits hors compétition), Tir à l'arc (FITA) (aussi interdits hors compétition), Voile (ISAF) pour les barreurs seulement.

  •  LES RISQUES : Troubles du rythme cardiaque ; dépression psychique ; impuissance sexuelle si utilisation répétée.

 

 

A propos de la liste des substances et procédés interdits 

En France, l'usage de produits ou procédés dopants est constaté, dans un prélèvement biologique, généralement urinaire ou sanguin, par la présence d'une substance ou l'utilisation d'un procédé figurant sur une liste définie par arrêté interministériel. La loi précise que la liste est la même pour tous les sports. [...] En pratique, la liste applicable en France est désormais celle établie par l' AMA, puisque le groupe de suivi de la convention du Conseil de l' Europe a pris le parti de systématiquement adopter la liste de l' AMA, dont on peut observer qu'elle n'est pas la même pour tous les sports. 

 

Programme de surveillance relatif à certaines substances

L'agence mondiale antidopage (AMA) a mis en place un programme de surveillance afin d'observer les comportements en rapport à certaines substances ou procédés. Ceci va permettre de travailler en conséquence pour statuer sur telle ou telle conduite dopante ou encore certains cas de mésusage.

 

Procédure d'adoption de la liste

Les substances dopantes et les méthodes de dopage interdites figurent sur une liste qui répond à une double préoccupation de protection de la santé des sportifs d'une part, et de l'esprit et l'éthique sportif, d'autre part. 

La France reconnaît la liste de référence des classes pharmacologiques de substances et de procédés dopants interdits, révisée et adoptée par le Groupe de suivi de la Convention contre le dopage du Conseil de l'Europe. Cette convention a été adoptée le 16 novembre 1989 et publiée, par décret n°91-274 du 13 mars 1991, au Journal officiel de la République française du 16 mars 1991.

La liste des substances dopantes et méthodes de dopage interdites reprend celle proposée par le Comité international olympique (CIO) et l'Agence mondiale antidopage (AMA), et adoptée par les fédérations sportives internationales. Cette liste est élaborée et proposée par l'AMA. Les sportifs ayant eu recours au dopage sont sanctionnés par les instances disciplinaires sportives telles que les commissions disciplinaires des fédérations françaises et l'Agence Française de Lutte contre le Dopage (AFLD).

 

Questions, Réactions, Témoignages

 

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Liste interdictions 200731/10/07Retrouvez la liste exhaustive des interdictions entrée en vigueur le 01/01/2007  pdf télécharger
Liste des interdictions 200823/11/07Retrouvez la liste exhaustive des interdictions pour l'année 2008. Entrée en vigueur le 01/01/2008  pdf télécharger